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eBalzac propose une nouvelle édition de La Comédie humaine dans la version du « Furne corrigé ». Conforme à l’orthographe d’époque, respectueuse du dernier classement des œuvres voulu par Balzac, cette édition électronique corrige plusieurs erreurs des éditions « papier » du xxe siècle. Elle a pour ambition d’être aussi fidèle que possible au fac-similé de l’exemplaire de Balzac.

Le texte du Furne corrigé

L’ensemble de textes que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Comédie humaine a été écrit et construit progressivement par Balzac de 1829 à 1850. Le titre du cycle balzacien apparaît en 1842, lors de la première publication de l’ensemble, en 17 volumes, par les éditeurs Furne, Dubochet, Hetzel et Paulin jusque 1848. Balzac a considérablement annoté et corrigé son exemplaire de l’édition originale : c’est ce que l’on appelle le « Furne corrigé », qui n’a pas été édité du vivant de Balzac, et qui propose un nouvel ordonnancement du cycle et de nouveaux titres pour plusieurs romans.

Il faut ajouter à ces volumes des textes qui appartiennent de fait à La Comédie humaine et qui n’ont pas pu être publiés dans l’édition originale : La Dernière Incarnation de Vautrin, dernière partie de Splendeurs et misères des courtisanes ; L’Initié, dernière partie de L’Envers de l’histoire contemporaine ; Les Paysans ; Le Député d’Arcis ; Les Petits Bourgeois ; Petites misères de la vie conjugale parues chez Chlendowsky ; Pathologie de la vie sociale qui comprend la Théorie de la démarche, le Traité de la vie élégante et le Traité des excitants modernes.

Les états imprimés antérieurs au Furne corrigé

eBalzac a pour objectif de rendre accessible tous les états imprimés des textes qui composent La Comédie humaine, de la publication en feuilleton jusqu’à la copie corrigée de l’édition Furne que Balzac avait préparée en vue d’une nouvelle édition. Dans la mesure où les titres sont sujets à variations, et afin de ne pas multiplier les listes d’œuvres, les états imprimés des textes balzaciens sont accessibles en cliquant sur le titre qui est le leur dans le Furne corrigé (voyez aussi la table de concordances des titres, ci-dessous, dans laquelle ne figurent pas les titres antérieurs transparents comme l’Histoire intellectuelle de Louis Lambert pour Louis Lambert).

À combien revient l’amour aux vieillards Splendeurs et misères des courtisanes (deuxième partie)
Comment aiment les filles Splendeurs et misères des courtisanes (première partie)
Dinah Piédefer La Muse du département
Esther heureuse Splendeurs et misères des courtisanes (première partie)
Esther, ou les amours d’un vieux banquier Splendeurs et misères des courtisanes (première partie)
Ève et David Illusions perdues (troisième partie)
Gillette Le Chef-d’œuvre inconnu
Gloire et Malheur La Maison du chat-qui-pelote
L’Église Jésus-Christ en Flandre
L’Élection en province Le Député d’Arcis
La Comtesse à deux maris Le Colonel Chabert
La Dernière Incarnation de Vautrin Splendeurs et misères des courtisanes (quatrième partie)
La Femme de soixante ans L’Envers de l’histoire contemporaine (première partie)
La Femme supérieure Les Employés
La Femme vertueuse Une double famille
La Fleur des pois Le Contrat de mariage
La Justice paternelle Un drame au bord de la mer
La Mort d’un ambitieux Z. Marcas
La Torpille Splendeurs et misères des courtisanes (première partie)
La Transaction Le Colonel Chabert
Le Conseil Le Message
Le Danger des mystifications Un début dans la vie
Le Devoir d’une femme Adieu
Le Martyr claviniste Sur Catherine de Médicis (première partie)
Le Père Canet Facino Cane
Le Provincial à Paris Les Comédiens sans le savoir
Le Secret des Ruggieri Sur Catherine de Médicis (deuxième partie)
Les Célibataires Le Curé de Tours
Les Dangers de l’inconduite Gobseck
Les Deux Frères La Rabouilleuse
Les Deux Poètes Illusions perdues (première partie)
Les Deux Rêves Sur Catherine de Médicis (troisième partie)
Les Fantaisies de Claudine Un prince de la bohème
Les Lecamus Sur Catherine de Médicis (première partie)
Les Méchancetés d’un saint L’Envers de l’histoire contemporaine (première partie)
Les Rivalités en province Le Cabinet des Antiques
Les Souffrances de l’inventeur Illusions perdues (troisième partie)
Même histoire La Femme de trente ans
Ne touchez pas la hache La Duchesse de Langeais
Où mènent les mauvais chemins Splendeurs et misères des courtisanes (troisième partie)
Rosalie Albert Savarus
Théorie de la démarche Pathologie de la vie sociale (deuxième partie)
Traité de la vie élégante Pathologie de la vie sociale (première partie)
Traité des excitants modernes Pathologie de la vie sociale (troisième partie)
Un Gaudissart de la rue de Richelieu Gaudissart II
Un grand homme de province à Paris Illusions perdues (deuxième partie)
Un inconnu, épisode de la Terreur
Un ménage de garçon en province La Rabouilleuse
Une messe en 1793 Un épisode sous la Terreur
Une princesse parisienne Les Secrets de la princesse de Cadignan
Véronique Le Curé de village
Véronique au tombeau Le Curé de village


Classer La Comédie humaine ?

Le classement du Furne corrigé

La Comédie humaine est divisée en trois grandes parties : les Études de mœurs, les Études philosophiques et les Études analytiques. Les Études de mœurs, qui sont les plus développées, sont elles-mêmes divisées en scènes : Scènes de la vie privée, Scènes de la vie de province, Scènes de la vie parisienne, Scène de la vie politique, Scènes de la vie militaire, Scènes de la vie de campagne. Certains textes sont groupés en triptyque ou en diptyque à l’intérieur de ces scènes.

Le classement chronologique

Proposer un classement chronologique des œuvres qui composent La Comédie humaine n’est pas chose aisée, tant les textes sont susceptibles de varier au cours des éditions. Le critère retenu pour ce classement chronologique est celui de la date de la dernière livraison de la préoriginale, ou, à défaut, la date de publication de l’édition originale. Quelques textes sont particulièrement problématiques : L’Enfant maudit est publié en deux parties (la première en avril 1831, la seconde en 1836) ; le feuilleton de La Fille aux yeux d’or est interrompu en avril 1834 et s’achève en mai 1835 ; le texte complet de La Femme de trente ans ne paraît qu’en septembre 1834, mais des chapitres sont parus précédemment. Pour plus d’informations, on se reportera aux détails de l’histoire de ces textes, accessibles en cliquant sur un titre.